HERNAN DIAZ, syndicaliste colombien, disparition forcée ? 
vendredi 18 mai 2012, 11:53 AM
COLOMBIE
Disparition forcée du défenseur des droits humains Hernán Henry Díaz

dimanche 13 mai 2012 par Front Line.

Hernán Henry Díaz , leader paysan et syndicaliste : sa disparition présumée forcée a un lien direct avec son travail en faveur des droits humains en Colombie
Les dernières nouvelles du leader paysan et syndicaliste M. Hernán Henry Díaz datent du 18 avril 2012.
Hernán Henry Díaz est vice-président de l’Asociación Campesina del Sur Oriente del Putumayo – ACSOMAYO (association paysanne du sud-est de Putumayo), délégué de la table ronde départementale des organisations sociales de Putumayo, membre de la Federación Nacional Sindical Unitaria Agropecuaria – FENSUAGRO (fédération nationale syndicale unitaire des travailleurs de l’agriculture) et coordinateur de la Marcha Patriótica (marche patriotique).
Le 18 avril 2012, Hernán Henry Díaz se trouvait à Puerto Asis, dans le département de Putumayo, où il dirigeait une délégation de plus de 200 paysans et communautés indigènes originaires de la ville de Valle del Guamuez. Cette délégation a ensuite participé à la marche de protestation « Marcha Patriótica », qui s’est déroulée à Bogotá les 21, 22 et 23 avril.
Vers 13h30, Hernán Henry Díaz s’est rendu au guichet de la compagnie Cootranstigre et a acheté un billet pour le bus de 15h40 à destination d’El Tigre. À 14h30 il a téléphoné à l’un de ses collègues et l’a informé du programme de sa journée. Hernán Henry Díaz a ensuite changé de plan et s’est rendu à Puerto Vega, une ville pétrolière qui compte une forte présence militaire depuis 2002 à cause des violences de la guérilla, des groupes paramilitaires et des pratiques litigieuses des compagnies pétrolières multinationales.
A 15h30, Hernán Henry Díaz a envoyé un sms à son collègue dans lequel il disait « Estoy en Puerta Vega y voy para allá » (Je suis à Puerto Vega et je vais là-bas). Ce message est le dernier signe de vie du défenseur des droits humains. Avant sa disparition, Hernán Henry Díaz s’était rendu à Bogotá et avait averti le gouvernement national des risques auxquels sont confrontés les paysans et les communautés indigènes qui sont membres d’organisations sociales à Putumayo.
Front Line Defenders fait part de ses profondes préoccupations pour la sécurité et l’intégrité physique et psychologique d’Hernán Henry Díaz, et pense que sa disparition présumée forcée a un lien direct avec son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains en Colombie, notamment la défense des droits des paysans et des communautés indigènes.
Front Line Defenders pense que la disparition présumée forcée fait partie d’une vaste campagne de menaces et de harcèlement contre les défenseur-ses des droits humains en Colombie, visant à les dissuader de mener à bien leur travail légitime


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