LE PLAN CONDOR en procès en Argentine 
mardi 12 mars 2013, 04:49 PM

PROCES DU CONDOR

En Argentine, vient de s’ouvrir le procès appelé Procès du Condor, du nom du Plan Condor des années de dictature dans le Cône Sud. A cette époque, tous les pays du Cône Sud étaient dirigés par des dictatures militaires : Chili, Argentine, Uruguay, Paraguay, Brésil.

C’est en 1975 que le général Pinochet et son directeur de la police secrète, Manuel Contreras, proposent à leurs collègues des autres dictatures, la création d’une coopération et une coordination des polices secrètes pour, dans les termes mêmes de ce projet, «éradiquer la subversion ».
Selon un document secret de l’ambassade US à Stgo, sont considérés comme subversifs, en plus de l’extrême gauche, « toute personne de la gauche et même du centre gauche ». En France, cela correspondrait à considérer le PS actuel comme dangereux pour la sécurité de l’Etat !
Chaque police secrète a le droit d’agir dans le territoire des autres pays pour « anéantir les subversifs » et chaque pays qui capture un «subversif » d’un autre pays, le renvoie dans ce pays, où en général il est exécuté ou disparaît.

Ce sont surtout l’Argentine, le Chili et l’Uruguay qui s’échangeront des prisonniers ou commettront des assassinats chez les autres mais aussi en Europe (Leighton) et même aux Etats-Unis (Letelier).

L’importance du procès qui s’ouvre en Argentine est qu’il est international, comme l’était l’Opération Condor. Il juge 25 hauts-gradés pour la torture, assassinat et disparition de 117 opposants aux dictatures. Parmi les victimes, 80 Uruguayens, 50 Argentins, 20 Chiliens, des Paraguayens, Boliviens, Péruviens et Equatoriens. Deux membres du consulat de Cuba en Argentine ont été enlevés. On vient de retrouver leurs corps dans des barils de ciment.

Parmi les accusés, des militaires Argentins, bien sûr, mais aussi des Chiliens, des Uruguayens, des Paraguayens dont l’Argentine a demandé l’extradition. Le seul étranger sur le banc des accusés en ce moment est un Uruguayen qui faisait partie des tortionnaires du centre Orletti de Buenos Aires connu par le film arg Garage Olimpo.
Le procès pourrait durer plusieurs mois…


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ARGENTINE : Bébés volés par la dictature 
mercredi 30 janvier 2013, 12:07 PM
Argentine

Pour les dictateurs argentins
Les enfants des prisonniers politiques assassinés étaient un butin de guerre !


Article publié dans la revue Espaces-Latinos n° 274 de janvier-février 2013 (www.espaces-latinos.org)

Parmi les procès actuels des responsables des 30.000 disparus de la dictature (1976-1983), celui des ‘voleurs de bébés’ dans la ville de Mar del Plata est particulièrement hallucinant.

Ce procès s’est ouvert en février 2011 contre les dictateurs Rafael Videla et Reynaldo Bignone, le tortionnaire Jorge Acosta et une dizaine d’autres militaires, suite aux plaintes déposées par les familles des disparus, en particulier par les Grands-Mères de la Place de Mai qui recherchent leurs petits-enfants disparus (nietos). Le procès juge ces militaires pour l’appropriation indue de 35 bébés nés en captivité dont toutes les mères sauf une et tous les pères sauf deux, ont disparu.

Un Plan parfaitement mis au point
Le procureur Martín Niklison s’est concentré sur les centres ‘Commissariat V’et ‘Puits de Banfield’ de La Plata où se sont montées de véritables maternités clandestines. Dès 1977, la procédure était bien rodée : lorsqu’un couple était détenu par un escadron de la mort ( patota ), les deux prisonniers étaient torturés souvent l’un devant l’autre puis endormis et jetés vivants à la mer. Si une prisonnière était enceinte et résistait à la torture sans perdre son enfant, elle était envoyée dans un de ces deux centres pour la durée de sa grossesse qui se passait dans des conditions de vie inhumaines sous le contrôle du médecin de police Jorge Bergès …
Proche de l’accouchement, elle était transférée à l’ESMA, l’Ecole de mécanique de la Marine de guerre (1) à Buenos Aires où des pièces avaient été aménagées en salles d’accouchement sous le contrôle du commandant Antonio Vañek et du gynécologue de l’Hôpital Naval, Jorge Magnacco. A peine né, le bébé était donné ou vendu à des familles de militaires ou à des proches de la dictature. La mère et le père étaient jetés à la mer, comme des dizaines de milliers de prisonniers politiques éliminés par la dictature.
Pour le procureur Niklison, "L'application systématique de cette pratique prouve qu'il existait bien un Plan dont les maternités en sont les aspects les plus clairs parce qu’elles étaient très organisées. Celle de la ESMA recevait aussi les prisonnières capturées par les services secrets de l’Armée de terre et de la Force aérienne ce qui montre une coordination inter-armes qui prouve la mise sur pied de ce Plan".
Le procureur Niklison a présenté à la Cour un message d’Eliott Abrams, secrétaire d’Etat adjoint pour les Droits humains au Département d’Etat qui prouve que les Etats-Unis étaient au courant de ces pratiques, une preuve de plus de l’existence du Plan (2). Les appropriations illégales étaient aussi approuvées par d’importants secteurs de l’Eglise catholique. Ainsi, l’évêque Raúl Plaza s'efforça de persuader la famille Mariani "de ne plus chercher sa petite-fille parce qu’elle est heureuse dans une autre famille". Un autre évêque dira à une grand-mère que "au moins maintenant, votre petite-fille reçoit une éducation chrétienne…" L’Eglise recevait donc des informations sur les disparus ce qu’elle nie aujourd’hui.
On estime à plus de 500 le nombre de bébés nés vivants mais 'disparus' en adoption illégale par des proches de la dictature. Le combat des Grands-Mères de la Place de Mai pour récupérer leurs petits-enfants a permi d’en identifier 107 jusqu’à présent.

Effacer la mémoire des disparus
Les militaires donnaient leur nom aux enfants, effaçant ainsi tout souvenir des parents réels. Pour Nora Cortiñas, Grand-mère de la Place de Mai, "en faisant disparaître leurs enfants, la dictature a voulu effacer jusqu’à la mémoire des idéaux de leurs opposants. Il s’agissait d’anéantir les mouvements populaires pour imposer des politiques néolibérales…" (3). L’incertitude que provoquait la disparition d’enfants que l’on savait nés vivants n’était qu’une méthode sadique parmi d’autres pour terroriser la population. L’avocate des Grands-Mères estime que "pour les militaires, les enfants de leurs victimes étaient un butin de guerre" .

La défense de Videla
Pour sa défense, le dictateur Videla reconnait que "le coup d’Etat fut, du point de vue militaire, une erreur. Mais nous étions poussés par le patronat argentin qui nous disait : ‘Vous auriez dû en tuer 10.000 de plus’… Pour ne pas déclencher de protestation dans le pays ou au niveau international, nous avons caché les exécutions. Chaque disparition cache une mort. C’était le prix à payer pour gagner la guerre contre la subversion… Nous avons suivi ce que nous appelions ‘la doctrine française’ (4)." Revendiquant la logique de guerre promue par les militaires, Videla est persuadé que "ces femmes étaient des militantes actives de la machine terroriste et utilisaient leurs enfants embryonnaires comme boucliers…" Répondant à la présidente de la Cour, il rappelle que " notre objectif était de discipliner une société anarchisée, de sortir du péronisme populiste, de discipliner le syndicalisme et d’imposer une économie de marché libérale." Videla termine sa plaidoirie de défense en clamant "être un prisonnier politique ! J’assumirai en protestant la condamnation injuste comme une contribution à la concorde nationale, comme un acte de service offert à Dieu notre seigneur, et à la patrie…" Finalement, "toutes les listes de disparus ont été détruites par Bignone", son successeur.

Le verdict de la Cour
Les plaintes déposées par les familles des disparus demandaient l’application de peines pour le crime de génocide ou au minimum 50 ans de prison. Cette demande est reprise par le procureur Martín Niklison dans sa plaidoirie finale : "Il n’y a aucun doute : le vol des enfants des femmes et des hommes détenus clandestinement et en très grande majorité disparus, ne fut pas le résultat d’actions isolées mais bien celui d’un plan systématique de répression illégale ordonné par le haut commandement militaire". Il rappelle que c’est Bignone qui a signé le Document Final qui officialisait la mort de tous les disparus et voulait décréter une loi d’autoamnistie pour tous les militaires et policiers impliqués.
Le 7 juillet 2012, la Cour rend son verdict : "Les represores ont volé les bébés dans le cadre d’un plan général d’anéantissement d’une partie de la population civile avec l’argument d’un combat contre la subversion, en utilisant des méthodes de terrorisme d’Etat… La Justice estime que l’existence d’une pratique systématique et généralisée de soustraction, rétention et dissimulation de mineurs d’âge, est établie…"

Rafael Videla est condamné à 50 ans de prison, le tortionnaire Jorge Acosta à 30 ans, le commandant Antonio Vañek à 40, le général Reynaldo Bignone à 15 et le médecin Jorge Magnacco à 10 ans.
C’est une grande victoire pour les familles des disparus, les associations de défense des droits humains et, surtout, pour les Grands-Mères de la Place de Mai qui luttent depuis 35 ans.

Jac Forton

(1) Plus de 5.000 prisonniers politiques ont été torturés et ‘faits disparaître’ de l’ESMA devenue aujourd’hui un musée de la mémoire.
(2) Dans un Mémorandum rédigé le 3 décembre 1982 suite à une entrevue avec l’ambassadeur argentin à Washington, Lucio García del Solar, le président-dictateur de l’Argentine étant alors le général Bignone. Ce document a été déclassifié par le gouvernement des Etats-Unis en 2002 et publié par le journal argentin Página 12. Accessible sur le site du National Security Archives www.nsarchive.org
(3) Lors d’un Colloque tenu à Grenoble le 23 octobre 2012, organisé par le Musée de la Résistance-Maison des Droits de l’Homme, Sciences-Po et le Collectif Vérité-Justice-Mémoire.
(4) Démontée et démontrée par la documentariste française Marie-Monique Robin dans son film Escadrons de la mort : l’école française. Voir son blog : http://robin.blog.arte.tv/

Pour les Français disparus en Argentine, voir aussi le Collectif argentin sur collectif.argentin@gmail.com


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HERNAN DIAZ, syndicaliste colombien, disparition forcée ? 
vendredi 18 mai 2012, 11:53 AM
COLOMBIE
Disparition forcée du défenseur des droits humains Hernán Henry Díaz

dimanche 13 mai 2012 par Front Line.

Hernán Henry Díaz , leader paysan et syndicaliste : sa disparition présumée forcée a un lien direct avec son travail en faveur des droits humains en Colombie
Les dernières nouvelles du leader paysan et syndicaliste M. Hernán Henry Díaz datent du 18 avril 2012.
Hernán Henry Díaz est vice-président de l’Asociación Campesina del Sur Oriente del Putumayo – ACSOMAYO (association paysanne du sud-est de Putumayo), délégué de la table ronde départementale des organisations sociales de Putumayo, membre de la Federación Nacional Sindical Unitaria Agropecuaria – FENSUAGRO (fédération nationale syndicale unitaire des travailleurs de l’agriculture) et coordinateur de la Marcha Patriótica (marche patriotique).
Le 18 avril 2012, Hernán Henry Díaz se trouvait à Puerto Asis, dans le département de Putumayo, où il dirigeait une délégation de plus de 200 paysans et communautés indigènes originaires de la ville de Valle del Guamuez. Cette délégation a ensuite participé à la marche de protestation « Marcha Patriótica », qui s’est déroulée à Bogotá les 21, 22 et 23 avril.
Vers 13h30, Hernán Henry Díaz s’est rendu au guichet de la compagnie Cootranstigre et a acheté un billet pour le bus de 15h40 à destination d’El Tigre. À 14h30 il a téléphoné à l’un de ses collègues et l’a informé du programme de sa journée. Hernán Henry Díaz a ensuite changé de plan et s’est rendu à Puerto Vega, une ville pétrolière qui compte une forte présence militaire depuis 2002 à cause des violences de la guérilla, des groupes paramilitaires et des pratiques litigieuses des compagnies pétrolières multinationales.
A 15h30, Hernán Henry Díaz a envoyé un sms à son collègue dans lequel il disait « Estoy en Puerta Vega y voy para allá » (Je suis à Puerto Vega et je vais là-bas). Ce message est le dernier signe de vie du défenseur des droits humains. Avant sa disparition, Hernán Henry Díaz s’était rendu à Bogotá et avait averti le gouvernement national des risques auxquels sont confrontés les paysans et les communautés indigènes qui sont membres d’organisations sociales à Putumayo.
Front Line Defenders fait part de ses profondes préoccupations pour la sécurité et l’intégrité physique et psychologique d’Hernán Henry Díaz, et pense que sa disparition présumée forcée a un lien direct avec son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains en Colombie, notamment la défense des droits des paysans et des communautés indigènes.
Front Line Defenders pense que la disparition présumée forcée fait partie d’une vaste campagne de menaces et de harcèlement contre les défenseur-ses des droits humains en Colombie, visant à les dissuader de mener à bien leur travail légitime


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GARZON : CHERCHER la vérité est punissable ! 
mardi 21 février 2012, 05:24 PM
GARZON : CHERCHER la vérité est punissable !

Le juge espagnol Baltasar Garzón , titulaire de la 5e Salle de la Audiencia Nacional espagnole (l'équivalent d'une Cour suprême), est trop actif dans la recherche de la vérité et la justice. Connu pour s'être attaqué à la corruption sous tous les gouvernements, à l'ETA, aux escadrons de la mort (GAL) du gouvernement socialiste de Felipe González, aux dictateurs latino-américains, au terrorisme, on en passe, il a fait avancer le droit international comme peu avant lui. Il a eu le soutien de ses pairs dans presque toutes les procédures. Pourtant, ce juge de 56 ans vient d'être condamné à une interdiction professionnelle de 11ans ce qui met pratiquement fin à sa carrière judiciaire. Quels crimes a-t-il commis ?
Il s'est attaqué à des proches du Parti Populaire de l'actuel chef du gouvernement espagnol et surtout, il a enfreint un tabou.

La campagne contre Garzón est basée sur trois accusations :
1- Avoir reçu de l'argent pour avoir donné des cours aux Etats-Unis en 2005 et ensuite archiver une plainte contre le président de la banque Santander qui les avait payés ;
2- Avoir mis sur écoute des avocats lors de leurs réunions avec leurs clients en prison (Cas Gürtel) ;
3- Le tabou : il s'est déclaré compétent pour instruire un dossier sur la répression durant la dictature de Franco et ordonné la recherche des fosses communes. Il n'aurait ainsi pas respecté la loi d'amnistie de 1977.

Garzón peut faire condamner des dictateurs comme Pinochet ou des assassins comme l'Argentin Scillingo, mais lorsqu'il a tenté de se tourner vers le passé de son propre pays, les forces de l'ombre, toujours très présentes dans les hautes sphères, ont tout mis en oeuvre pour le faire tomber, et elles ont réussi…

Reprenons ces accusations.
1- Avoir reçu de l'argent pour des cours. L'Audience Nationale a déclaré que la plainte avait été déposée en dehors des délais de prescription et fermé le dossier.

2- Avoir mis sur écoutes des avocats lors de visites à leurs clients en prison.
Il s'agit d'une affaire de corruption touchant le Parti Populaire (PP) et des proches de son chef, Mariano Rajoy, depuis peu au pouvoir en Espagne. Deux hommes d'affaires, proches du PP, Francisco Correa et Pablo Crespo sont accusés de corruption et emprisonnés. La police est convaincue qu'ils continuent à diriger leur structure depuis la prison, avec l'aide de leurs avocats. La police croit savoir qu'ils vont blanchir 20 millions d'euros déposés dans des paradis fiscaux .Cet argent avait été acquis de manière illicite au cours de contrats irréguliers obtenus de la part de responsables du PP en échange d'argent. Pour la police, le seul moyen de savoir ce qu'il se passe est de mettre les deux hommes sur écoute. Le juge Garzón accepte leur demande.
Les avocats l'accusent de les avoir mis sur écoute pour chercher à connaître leur stratégie de défense de leurs clients et de violer ainsi le droit à la confidentialité entre avocats et leurs clients. Garzón et la police affirment chercher seulement à savoir où est l'argent et ce que les prisonniers comptent en faire.
Le juge est écarté du dossier en attendant une enquête sur cette situation. Son successeur, le juge Antonio Pedreira, estime lui aussi que la mise sur écoute est nécessaire et prolonge la mesure. Il ne sera jamais inquiété… Les procureurs anti-corruption, qui avaient accepté la mise sur écoute, non plus. Seul Garzón….
Bien que le procureur du ministère public n'ait porté aucune accusation contre Garzón, le 10 février 2012, l'Audiencia nacional met le juge définitivement sur la touche en lui interdisant l'exercice de son métier pendant 11 ans…

3- Procédure sur les disparus du franquisme
En décembre 2006, un groupe de familles de victimes de la répression durant la dictature franquiste présente devant l'Audience Nationale une plainte pour assassinats et disparitions. Le dossier tombe par hasard sur le juge Garzón. En 2008, il se déclare compétent pour instruire une enquête sur la disparition de 114 000 personnes et donne l'ordre de rechercher les fosses communes.
Il est immédiatement attaqué en justice pour « avoir intentionnellement ignoré la Loi d'amnistie de 1977 ». Cette loi est un véritable Pacte de silence entre les partis politiques de l'époque et les chefs du franquisme pour que ces derniers ne bloquent pas la transition démocratique tout en gardant leurs privilèges.
Garzón justifie l'ouverture d'une instruction en se basant sur la Constitution espagnole de 1978 qui dicte que les lois du droit international prévalent sur les lois nationales. Or l'Espagne a ratifié plusieurs traités internationaux sur la torture et les disparitions, considérées comme des crimes contre l'humanité. Puisque les disparitions sont des crimes contre l'humanité, le droit lui permet d'ouvrir une procédure. D'ailleurs les NU ont plusieurs fois demandé à l'Espagne d'annuler cette loi, en vain.

L'accusation contre le juge a été déposée par 3 organisations d'extrême droite : Libertad e Identidad, La Phalange et Manos Limpias (Mains propres) dont le responsable est l'avocat Miguel Bernad, récemment décoré Chevalier d'Honneur de la Fondation Francisco Franco. Bernad a aussi fondé le Parti Front national (extrême droite).
Comme la participation de la Phalange aurait montré de façon trop évidente qu'il s'agissait bien d'un procès politique, le juge Varela, qui mène l’enquête contre Garzón, refuse d'abord l'acte d'accusation pour qu'elle se retire, puis il montre à Bernad comment rédiger son accusation. La demande par Garzón de mise à l’écart du juge vu son manque d’impartialité, est rejetée par l’Audience Nationale !
Garzón dit qu'il n'a rien fait d'autre que ce qu'il avait fait dans le cas Pinochet au cours duquel il avait reçu le soutien de l'Audience nationale et des juges qui aujourd'hui veulent sa peau…

A suivre…



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LE PARIS-DAKAR dans un centre de tortures 
jeudi 5 janvier 2012, 07:05 PM
COMMUNIQUE DE PRESSE
LE PARIS-DAKAR DANS UN CENTRE DE TORTURE


L'Association FRANCE AMÉRIQUE LATINE entend rappeler que la ville argentine de MAR DEL PLATA, point de départ du PARIS DAKAR, fut profondément touchée par la sanglante répression instaurée par la dictature militaire argentine de 1976 à 1983.

Nous voulons faire savoir aux différents participants que les hangars de la Base Navale dans lesquels véhicules et matériel ont été entreposés, furent un centre clandestin de tortures et de disparition, par lequel passèrent la plupart des disparus de la ville.

Un procès s’est ouvert , le 23 décembre 2011 au Palais de Justice de Mar del Plata, afin de juger les responsables des disparitions et en particulier, celles de 5 nouveaux-nés.
Un monument commémoratif à la mémoire des victimes dont les corps n’ont jamais été retrouvés, a été élevé à l’entrée de la Base Navale.
Nous regrettons vivement que les organisateurs aient choisi un tel lieu et espérons que chacun des participants saura rendre hommage à la mémoire des victimes.

Sophie Thonon-Wesfreid
Présidente déléguée de l’Association FRANCE AMÉRIQUE LATINE

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