Le blog de Jac Forton sur l'Amérique latine
CONDAMNATIONS D'AGENTS SECRETS DE PINOCHET 
jeudi 12 avril 2012, 07:36 PM
Condamnations d'agents secrets de Pinochet

Radio BioBio communique :

1. Le 9 avril 2012, le juge Joaquín Billiard a condamné 5 agents de la DINA (police secrète de Pinochet) pour l'assassinat des frères Mario et Nilda Peña Solari en 1974. Ils appartenaient au MIR (Mouvement de la gauche révolutionnaire), un parti politique qui luttait contre la dictature. Nilda était enceinte de plusieurs mois.
Les agents ont d'abord arrêté Mario sur la voie publique puis se sont rendus à son domicile où ils ont arrêté Nilda. Après être passés par divers centres de détention clandestins dont la "Venda Sexy", tous deux ont disparu.
Les condamnés sont :
- Raúl Iturriaga Neumann: 10 ans
- Risiere Altez España: 10 ans
- Manuel Carevic Cubillos: 6 ans
- Hugo Hernández Valle: 6 ans
- Manuel Rivas Díaz: 3 ans avec sursis

2. Le juge a aussi condamné 5 agents de la CNI (Centrale Nationale d'Informations, police secrète qui a succédé à la DINA en 1977) pour le meurtre de Enzo Muñoz Arévalo, Héctor Sobarzo Nuñez, Juan Varas Silva y Ana Delgado Tapia , le 2 juillet 1984 à Santiago.
Les condamnés sont :
- Álvaro Corbalán Castilla: 15 ans
- Hernán Vásquez Villegas: 6 ans
- Reimer Kohlitz Fell: 6 ans
- Jorge Hernández Espinoza: 3 ans en liberté conditionnelle.
- Juan Rubilar Ottone: 3 ans en liberté conditionnelle.
- Pedro Guzmán Olivares: absous de toutes les charges.


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Télécharger mon livre gratuitement 
mardi 10 avril 2012, 10:08 AM
Bonjour,
Pour télécharger gratuitement mon dernier livre
"Pinochet, le procès de la dictature en France",
publié en 2009 par les éditions Toute Latitude, rendez-vous sur mon site à l'adresse http://jac.forton.free.fr, puis cliquer sur Téléchargement. Merci.
Bonne lecture et n'hésitez pas à diffuser l'info.
Saludos
Jac Forton

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INVITATION aà un film sur la guerre des Malouines 
vendredi 30 mars 2012, 11:48 AM
COLLECTIF ARGENTIN POUR LA MEMOIRE

30 ans après La Guerre des Malouines, le collectif vous invite à la présentation du film :
“Iluminados por el fuego” “Bénis par le feu”

du réalisateur : Tristan Bauer - Argentine - 2005 - 105 mn. En version française.

Maison de l’Amérique Latine- 217 Bd Saint Germain- 75007 Paris
Vendredi 13 avril 2012 à 18h30


Le film raconte l’histoire d’un ancien soldat argentin qui est hanté par les souvenirs de la guerre et le décès des compagnons d’armes, vingt-deux ans après d’avoir été envoyé aux îles Malouines pendant l’affrontement entre l’Argentine et la Grande-Bretagne qui a eu lieu entre avril et juin 1982, pendant la dictature militaire.

Information sur la situation actuelle des relations entre l’Argentine et la Grande-Bretagne :
En présence de : M .Gabriel Périès (Historien) et du Ministre Carlos Manteiga qui représentera l’Ambassade d’Argentine en France.

- Entrée libre dans la limite des places disponibles.
collectif.argentin@gmail.com


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ETRANGE DECLARATION d’un ex policier :” Nous avons caché des corps de disparus” 
samedi 17 mars 2012, 06:30 PM
ETRANGE DECLARATION d’un ex policier à un journal chilien :” Nous avons caché des corps de disparus”

Nous avons reçu par internet l’article suivant publié par le journal PANORAMA NEWS au Chili. Dans cet article, un ancien policier affirme que des policiers auraient caché la découverte de corps humain dans le grand nord chilien, corps qui pourraient être ceux de personnes exécutées sommairement lors du ou après le coup d’Etat du 11 septembre 1973 au Chili.

Voici la traduction de cet article écrit par Patricio Mery Bell et publié le 11 mars dernier :
Pendant la réalisation de l’instruction des assassinats du cas connu comme “les psychopathes de Alto Hospicio” (près de Iquique, Chili), un groupe de carabiniers (police chilienne) des services spéciaux GOPE, a trouvé des restes humains dans une ancienne mine artisanale. Il est possible qu'il s’agisse de corps de personnes disparues lors du coup d’Etat militaire de 1973 ou après. Les corps avaient les yeux bandés et les mains liées et montraient des impacts de balles.
Les conditions climatiques ont pour ainsi dire momifié les corps. Les policiers ont réalisé deux visites sur ce site et les auraient même filmées pour vérifier qu’il s’agissait bien d’exécutés politiques.
A cette époque, l’alors capitaine Julio Reyes Ponce , actuellement lieutenant-colonel du GOPE, était en charge du groupe. L’officier ne donna aucune information aux autorités ni ne remis de rapport, ainsi que le racontent ses propres collègues. L’occultation des faits ne permit pas de pouvoir identifier les victimes.
Cette information a été donnée par un ancien membre du GOPE qui est disposé à montrer l’endroit exact où se trouvent les corps. Malheureusement, comme la police chilienne est actuellement dirigée par un officier complice des violations aux droits humains, le général directeur Gustavo Adolfo González Jure , impliqué dans l’assassinat du mineur d’âge Sergio Albornoz Matus en 1988, nous ne pouvons pas donner le nom du policier sans être sûr qu’il ne soit pas inquiété.
Bien que ce policier nous ait autorisé à le nommer, en tant que média, nous remettons ces informations à la justice et aux parlementaires intéressés, ainsi qu’au gouvernement du Chili pour qu’ils prennent immédiatement les initiatives visant à retrouver le lieu, protéger l’informateur et rechercher les corps des disparus. L’ancien policier qui a nous a donné l’information nous a remis une vidéo avec sa déclaration complète et le lieu exact du site.
Les autorités intéressées peuvent nous écrire à director@pnews.cl , étant donné que l’informateur nous a autorisé à le faire à condition que l’affaire ne soit pas étouffée comme tant d’autres par “les médias sur-idéologisées”. En tant que média indépendant, nous nous mettons à la disposition de la vérité, de la justice et de la mémoire.
Le policier informateur nous précise que cette information a été vérifiée par lui-même avec d’autres collègues. Il déclare qu’il “n’oubliera jamais cet endroit car il était chargé d’apporter la nourriture en moto tous-terrains aux policiers qui travaillaient sur ce site ”. Ce policier se déclare disposé à participer à la recherche des corps…

Lire l’article sur http://www.pnews.cl/2012/03/11/gope-de- ... -de-chile/
Site du journal : www.pnews.cl

Cet article a attiré plusieurs commentaires au journal dont en voici trois intéressants.
Commentaire de Juan Iturriaga :
Le 13 mars 2012
Monsieur Patricio Mery Bell,
C’est une mauvaise habitude de certains journalistes d’émettre des opinions sans connaissance des faits et même sans enquête sur les personnes supposées impliquées. Voilà à nouveau une note absolument fausse dans laquelle par manque de responsabilité professionnelle, vous salissez le prestige d’une Institution et de diverses personnes –aujourd’hui civiles- qui risquent de perdre leur emploi à cause des mensonges que des irresponsables comme vous publient.
J’espère que vous assumerez votre responsabilité quand vous serez requis et ne vous cacherez pas derrière des « sources » que vous ne pouvez divulguer.
Juan Edouardo Iturriaga Osses, avocat, Université du Chili.

L’éditeur du journal répond le même jour :
Monsieur l’avocat, ne vous en faîtes pas pour nous, nos sources ont des noms.

Autre commentaire important :
Je considère d’une grande importance la publication du témoignage de ce carabinier, dans le but de constituer un groupe d’enquête de membres d’organisations de détenus-disparus, de défense des droits humains, de l’Eglise, de politiciens conséquents et solidaires. Ce groupe se rendrait sur les lieux, obtiendrait des vérifications visuelles avec vidéo et photos, à présenter à l’opinion publique. Attention à ne pas altérer le site.
De nombreuses personnes dans le pays offriront une sécurité au policier qui affirme avoir vu ces corps.
Laisser passer le temps donne la possibilité que le site soit altéré pour protéger les officiers impliqués dans la dissimulation de cette découverte. Il n’est pas possible que cela reste secret plus longtemps.
Quant aux déclarations de l’avocat, elles peuvent constituer une complicité dans la dissimulation.
Dr Benjamin W. Vergara-Carvallo LLB. PhD
Parent de la disparue Jacqueline Binfa Contreras.



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MANUEL CONTRERAS (DINA) REFUSE de recevoir le verdict du procès en France 
jeudi 15 mars 2012, 09:39 PM
Le général Manuel Contreras refuse de recevoir le verdict du procès de décembre 2010 en France pour la disparition de quatre Français

Mis à jour au 9 mars 2012

En octobre 2011, en conférence de presse, la mission FIDH a demandé que les autorités chiliennes accomplissent les ordres de détention émis par la Cour d’assises de Paris le 21 juin dernier, contre douze militaires et un civil, Emilio Sandoval Poo, responsables de la disparition, séquestre et torture de quatre citoyens franco-chiliens, Jorge Kmein, Etienne Pesle, Alfonso Chanfreau y Jean-Yves Claudet, pendant la dictature militaire de Pinochet.
Ils ont de plus annoncé que le jeudi suivant ils iraient personnellement à la Prison Cordillera informer Manuel Contreras, un des accusés, de sa condamnation de prison à perpétuité.

La mission était composée de Claude Katz , avocat de la FIDH lors du procès, Karine Bonneau , responsable du Bureau de Justice internationale de la FIDH, et Jimena Reyes , responsable du Bureau Amériques de la FIDH, accompagnés de Roberto Garretón , témoin de contexte lors du procès, et de Paz Rojas , ex présidente du CODEPU, organisation qui s’était portée partie civile dans ce procès.

Karine Bonneau signala “que ces condamnations historiques ont eu lieu après 12 années de procédure et huit jours de procès. Ce procès a été très important dans plusieurs sens, car en plus d’établir la responsabilité pénale des accusés, il a permis d’exposer un cadre complet du fonctionnement de la dictature, depuis le bombardement de La Moneda, la création de la DINA et de ses centres de torture, la persécution des opposants dans le cadre de l’Opération Condor contre ceux qui ont participé activement dans les procédures de réformes introduites par le gouvernement d’Allende”.
L’avocate a aussi fait remarquer que “les accusés ont refusé de comparaître au procès, y compris à y être représentés par un avocat, raison pour laquelle ils furent jugés en rébellion, ce qui est permis tant dans le droit chilien que dans le droit français”. Elle rappela que c'étaient maintenant les autorités chiliennes qui devaient répondre aux ordres de détention émis et communiqués à Interpol en juin 2011, “raison pour laquelle aucun des condamnés ne peut sortir du Chili sous peine d’être arrêtés et extradés vers la France” .

De son côté, Claude Katz , avocat de la FIDH lors du procès, a parlé de "la rigueur de ce procès, qui compte 37 tomes d’instruction. Que c’est l’unique procès jusqu’à présent qui avait montré le mécanisme d’extermination et de persécution des opposants au régime de Pinochet”. Le juriste précisa, devant une question sur la compétence universelle de la justice française que “le Code Pénal français, en son article 113-7, donne compétence à la juridiction française pour connaître des crimes commis contre des citoyens français n’importe où dans le monde”.

Roberto Garretón , témoin de contexte lors du procès et conseiller de l’Institut national des Droits humains au Chili, assure que “ce procès a été un modèle de transparence, qu’il a pu avoir lieu avec la coopération des tribunaux chiliens qui ont accepté de répondre aux procédures requises par le Code pénal français” . Il avait fait remarquer que “même s’il n’existe pas de traité d’extradition entre le Chili et la France, il existe des accords de réciprocité qui obligent à l’accomplissement de ces ordres de détention, dans le cas présent émis par la plus haute instance pénale de la justice française”.

Finalement, Paz Rojas , ex pérésidente du CODEPU et également témoin lors du procès, avait souligné le travail de “la justice française qui, dès le début a montré des gestes de transparence, d’accueil et de respect. La Cour n’a jamais interrompu les témoins et était au courant de toutes les informations concernant le procès, elle a même lu le témoignage des accusés qui ont refusé d’être présents. Au Chili, nous n’avons jamais eu une telle réalité, nous avons des juges qui s’endorment ou qui ne savent rien de l’affaire en cours. A la fin de ce procès, j’ai senti pour la première fois de ma vie que se faisait justice pour tout ce qui s’est passé au Chili”. Paz Rojas avait critiqué la mesure de la demi-peine et dénoncé que c’était là une autre forme d’impunité, “car dans la pratique, cela permet que des personnes condamnées sortent libres du tribunal”. Nouveau rapport sur la justice au Chili

La mission avait présenté son nouveau rapport sur la justice au Chili, relatif aux violations aux droits humains commis durant la dictature de Pinochet, intitulé “Progrès et obstacles dans la lutte contre l’impunité des crimes contre l’humanité commis durant la dictature de Augusto Pinochet”.

Notification de condamnation La mission s'était ensuite rendue à la prison Cordillera pour remettre le verdict du jugement ayant eu lieu en France à Manuel Contreras.

Celui a refusé de le recevoir (voir les documents PDF ci-joint).

http://www.fidh.org/La-FIDH-realiza-mision-a-Chile

http://www.fidh.org/IMG/pdf/firmacontreras.pdf



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